Malgré le rebond de juin, l’activité économique a chuté de 1% pendant le second trimestre

D’après l’indice d’activité économique (IBC-Br) de la Banque Centrale, l’économie brésilienne a connu une croissance de 3,29 % en juin mais l’économie a souffert de la grève de mai.

Portée par une augmentation de la production industrielle de 13,1 % et des prestations de services en hausse de 6,6 %, l’économie brésilienne a cru durant le mois de juin, d’après des chiffres de l’institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE).

Les ventes au détail, qui avaient souffert de la grève des camionneurs de mai, ont également connu une croissance, augmentant de 2,5 %. Ces chiffres incluent les ventes de véhicules et de matériel de construction.

Pendant le mois de juin, l’économie aura donc connu une croissance au-dessus des attentes, avec un gain de 3,29 %. Une enquête du journal financier Valor auprès d’économistes avait révélé une prévision de croissance moyenne de 3,1 %, avec des chiffres allant de 1 à 4 %.

Le taux de chômage en mai a également chuté de 3,28 % malgré les effets de la grève des camionneurs, qui avait paralysé le réseau routier ce même mois.

Malgré ces bons chiffres, l’activité économique au Brésil aura connu une baisse de 1 % sur l’ensemble du second trimestre 2018. Ces chiffres, ajustés pour les variations saisonnières, montrent néanmoins une hausse de 0,84 % par rapport au second trimestre 2017. D’après une note de la Banque Centrale, cela montre une stabilité du PIB durant le second trimestre par rapport au premier.

“Il ressort que, en comparaison au même trimestre de 2017, l’indice d’activité économique a cru de 0,84 % durant le second trimestre de cette année. Cette variation interannuelle est conforme avec l’évolution relativement stable du PIB, c’est à dire, en considérant le PIB du second trimestre par rapport au PIB du premier trimestre et en ajustant pour la saisonnalité,” est-il écrit sur la note.

La Banque Centrale avertit tout de même qu’il faut se montrer prudent lors des comparaisons trimestrielles de l’indice d’activité économique et du PIB. “Les caractéristiques conceptuelles et méthodologiques de l’IBC-Br (parmi lesquelles se trouve le processus de désaisonnalisation) peuvent occasionner des différences temporaires entre son évolution et celle du PIB, invitant à la prudence pour les comparaisons à court-terme.” Les différences entre l’IBC-Br et le PIB trimestriel tendent à s’estomper à plus long terme, dit la Banque Centrale.

Fin juin, celle-ci avait révisé ses prévisions de croissance du PIB en 2018 de 2,6 à 2,6 %. Le Ministère de l’Agriculture en avait fait de même.

Bien que l’indice d’activité économique soit souvent surnommé le “PIB de la Banque Centrale”, ses méthodologies de calcul sont distinctes des comptes nationaux calculés par l’IBGE, L’indice est calculé à partir d’autres indicateurs économiques et sectoriels, agriculturels, industriels, commerciaux et de services (auxquels s’ajoutent les impôts). Le PIB quant à lui est la somme des biens et services produits au pays au cours d’une période donnée.

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